Jeux : 

Matériel pour jeux nautiques

© Hubert Crépy, 2001
 

Bouées de balisage

Il faut un flotteur, une ligne, et un lest.

 

Le lest n'a pas besoin d'être très gros.  Un ou deux kilos suffisent amplement.  Le plus simple et le moins cher: des cailloux.  Le seul problème est d'y amarrer la ligne solidement.  A la limite, plus la forme du caillou est irrégulière, plus c'est facile.  De toutes façons, les nœuds n'ont pas de secrets pour vous, non ?

 

La ligne peut également être assez fine.  De la garcette de 1,5 à 2mm suffira, voire même de la simple ficelle, puisque ces bouées ne sont pas appelées à être mouillées plus de quelques heures.   La longueur de la ligne doit être ajustée en fonction de la hauteur d'eau (tenir compte de la marée éventuelle!).  Trop long, et la bouée aura trop de rayon d'évitage; trop court et soit le flotteur jouera les sous-marins, soit il soulagera le lest au point de faire chasser l'ensemble et de faire un parcours à géométrie variable...  Prévoir donc peut-être longueur= 1,2 x hauteur à pleine mer.

 

Le flotteur doit, heu, flotter... et être visible.  Un petit pare-battage peut faire l'affaire.  Une bouteille plastique de produit d'entretien également.  Si elle est munie d'une anse, l'amarrage de la ligne est facilité.  On peut la badigeonner de peinture rouge ou orange pour la rendre plus visible.
La meilleure solution est peut-être une grappe de ballons de baudruche colorés.  Attention seulement à l'amarrage, qui devra être soigné pour ne pas laisser les ballons partir à la dérive.  Une bonne approche consiste à les emprisonner dans un filet, lui-même amarré à la ligne.


 

Cibles flottantes

Les cibles à récupérer (manœuvre d'homme à la mer, jeu de la pêche miraculeuse) doivent être visibles, faciles à remonter à bord, et dériver peu.
La meilleure solution pour pouvoir les gaffer facilement est celle des flotteurs jumeaux.  Par exemple, amarrer ensemble deux défenses.
Si on a besoin de beaucoup de cibles, on fabriquera les flotteurs avec des ballons de baudruche (également amarrés deux par deux).  Dans ce cas, pour éviter qu'ils ne dérivent trop sous l'effet du vent, un truc: les remplir d'un peu d'eau avant de les gonfler.  L'eau les lestera suffisamment pour les "domestiquer".



Traînards

Ces traînards seront utilisés comme cible et témoin lors de batailles navales genre "prise de foulards".
Le traînard est constitué d'une ligne de longueur normalisée (de l'ordre de 3-4 fois la longueur des bateaux, pour donner du piquant aux approches sans imposer des risques de collision trop importants).  Au bout de la ligne, on fixe un flotteur marqué au nom du bateau (ou d'une couleur conventionnelle),
par un brin "à casser" fait par exemple d'un fil de laine.  Pour le flotteur, les solutions ci-dessus (bouées de balisage) sont valables.  Par exemple, un beau ballon de baudruche, dont la couleur correspond au bateau "pris".

 

 

Projectiles

Attention !

 

Les projectiles utilisés dans les "batailles navales" doivent répondre aux critères suivants :

  • Sans danger pour les participants et spectateurs

  • Sans danger pour le matériel (pas de marques ou de taches indélébiles)

  • Sans danger pour la nature (soit récupérables --et récupérés--, soit dégradables intégralement et très rapidement)

  • Permettant de juger objectivement et sans contestation d'un coup au but

 

 

La touline (ligne à lancer)

C'est sans aucun doute le meilleur système.
L'un des plus gros avantages est qu'on est certains de ne rien laisser traîner sur place après le jeu.
En plus, cela permet de pratiquer le lancer d'amarre, compétence utile en manœuvre.
L'inconvénient est peut-être que le nombre de coups n'est limité que par la capacité de l'équipage à "réarmer les canons" (ramener la touline à bord et la lover proprement pour pouvoir la relancer).

Pour la confectionner, on aura avantage à faire une pomme assez importante et lourde (bout de 10mm environ), que l'on ajuste ensuite sur une ligne beaucoup plus légère (3 à 4mm) et assez longue.  Pour ne pas rendre la chose dangereuse, il est bien entendu proscrit de lester la pomme de quelque façon que ce soit.
Tous les bateaux doivent bien sûr disposer du même nombre de toulines (2 ou 3) d'une longueur normalisée (par exemple 20 mètres).

 

Les balles de tennis

Faciles à lancer.  Si en plus elles sont mouillées, elles frappent les coques avec un bruit mat bien réjouissant.  Par contre, le problème est qu'il faut ensuite les récupérer, ce qui est bien aléatoire.  Donc pas vraiment une bonne idée à mon avis.

 

Les "pofs"

Petits sacs en papier remplis de farine (ou, moins cher, d'un mélange de sciure --pas de sable!!!-- et de farine)..
L'avantage est que les coups au but sont facilement identifiables.
En ce qui concerne la pollution, la farine va rapidement se dissoudre dans l'eau.  Le papier mettra un peu plus de temps (une ou deux heures, sans doute) à se gorger d'eau et se dégrader.  Ce n'est donc pas non plus la meilleure solution, et en tout cas à ne pratiquer que relativement au large, pour ne pas causer de nuisances aux plages, etc.  En plus, c'est idiot, mais ce n'est pas si facile que ça de trouver des petits sacs en papier convenant bien à cet usage...